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Audacieux par amour pour Dieu

Face à la pandémie, les missionnaires s’adaptent et retroussent leurs manches.

Et après le Covid ?
TOUT ET SON CONTRAIRE ont été dits sur cette pandémie. Dans cette société surinformée et très souvent déformée, il n’est pas facile d’y voir clair sur ses conséquences sanitaires, économiques et morales. Mais au-delà de la question médicale, cet évènement est unique dans l’histoire : le monde entier fut calfeutré. Pouvons-nous alors discerner — selon les termes de Vatican II — « les signes des temps » ? Serons-nous capables de comprendre que ce virus, qui a mis le monde en berne menaçant l’économie, doit être l’occasion d’une profonde réflexion sur notre identité ?

La fragilité de l’humanité face à la maladie et à la mort malgré toutes les prouesses de la science doit nous faire mieux saisir que scientisme, matérialisme et libéralisme sont incapables de répondre aux aspirations de l’homme. L’essentiel de la vie n’est-il pas le mystère du Salut ? Quel est le sens de la souffrance et de la maladie ? Pouvons-nous être sauvés de la mort et du mal ? Sans la prédication de la Croix, nos vies demeurent absurdes. Les chrétiens vont-ils relever ce défi ?

Après cette épreuve, nous devons vivre et témoigner avec plus d’audace de l’Amour infini du Christ en Croix. La dimension missionnaire est une urgence pour répondre à l’appel du Christ, pour la survie de notre civilisation. Allons-nous avoir une vie spirituelle plus intense ?

La privation de sacrements durant cette période doit nous donner un plus grand désir d’assister à la messe en semaine et de recevoir plus régulièrement le sacrement de pénitence. Sans une vie d’oraison régulière, comment pouvons-nous vivre intensément du Christ ? Allons-nous vivre dans l’Église une plus grande charité sans esprit de boutique ? Il est essentiel de faire disparaître les jalousies personnelles, les infidélités au magistère, les comportements sectaires ou gravement immoraux. Avons-nous un vrai souci de solidarité pour ceux qui souffrent dans notre société individualiste ?

Enfin, si seulement nous nous convertissions pour répondre à l’appel de Jésus « que tous soient un afin que le monde croie que tu m’as envoyé ». L’éradication de la plus grande maladie de l’homme — le péché — sera la charité, la confiance dans la Miséricorde divine.

Abbé Fabrice Loiseau +

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