Conversion à l’heureuse Nouvelle

Editorial de décembre

« Rendre droites les voies du Seigneur signifie accueillir une parole qui vient de Dieu et blesse le cœur de celui qui l’écoute, en l’ouvrant au grand don de la conversion qui libère. Cela signifie aussi se mettre dans la condition spirituelle d’une profonde révision de notre vie de foi, d’espérance et de charité et de moralité. Donc, la conversion débute avec l’écoute attentive et accueillante de la parole de Dieu contenue dans l’Ecriture. »

C’est ce que souligne Mgr Francesco Follo qui médite sur l’Evangile de la messe de dimanche 10 décembre 2017 (IIème Dimanche d’Avent – Année B – Is 40,1-5.9-11; Ps84; 2Pt 3,8-14; Mc 1,1-8).

« La manière la plus authentique, plus simple, plus immédiate et, au fond, la plus humaine pour préparer la voie du seigneur (Cf. Mc 1,3) c’est de commencer à la parcourir. On vit l’Avent en se mettant en route pour aller, même d’un pas timide et incertain, vers Celui qui, miséricordieux et aimant, vient gratuitement à l’encontre de l’homme », souligne l’Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO à Paris.

Conversion à l’heureuse Nouvelle : la venue du Christ

1) Changer de vie et de pensées.

Dimanche dernier, Ier Dimanche de l’Avent, la Liturgie nous a invités à la vigilance, aujourd’hui, IIème dimanche de l’Avent, elle nous demande la conversion, le retour à Dieu. Elle exige un changement de mentalité et de vie. Soyons attentifs aux gestes et aux paroles de Saint-Jean-Baptiste, qui, en baptisant dans un lieu désert sur les rives du Jourdain, proclamait le baptême de conversion pour le pardon des péchés et criait : « Préparez la voie du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Mc 1,3)

Rendre droites les voies du Seigneur signifie accueillir une parole qui vient de Dieu et blesse le cœur de celui qui l’écoute, en l’ouvrant au grand don de la conversion qui libère. Cela signifie aussi se mettre dans la condition spirituelle d’une profonde révision de notre vie de foi, d’espérance et de charité et de moralité. Donc, la conversion débute avec l’écoute attentive et accueillante de la parole de Dieu contenue dans l’Ecriture.

S’il est vrai que la Bible nous conduit au Christ, il est aussi vrai que la parole de Dieu a comme premier résultat de nous faire reconnaître nos péchés (cf Mc 1,5). Devant le Seigneur qui vient, nous reconnaissons que nos chemins ne sont pas les siens (cf. Is 55,9) et nous sommes poussés à la conversion, à changer de route, à changer de direction de vie pour retourner vers le Seigneur.

Pour marcher rapidement sur ce chemin qui nous fait retourner « chez nous », chez notre Père, il faut retrouver l’essentiel comme Saint-Jean Baptiste nous le montre et comme l’Evangile nous le décrit en disant qu’il était sobre dans la nourriture et pauvre dans l’habillement. L’essentiel de ses prédications est profondément lié à l’essentiel de sa façon de vivre.

En outre, Saint-Jean ne se limite pas à préparer un chemin au Seigneur, mais il le devient dans sa personne. Lui, il est le précurseur non seulement parce qu’il vient avant le Messie mais aussi parce c’est sa voix qui précède le Christ et il est le porte-Parole et crie dans le désert spirituel de cette humanité, peu attentive à la Parole de Dieu et en syntonie avec les paroles du monde (il serait plus juste dire : le bavardage des hommes).

L’Apôtre Pierre invite à rechercher une nouvelle et authentique conduite de vie, qui puisse conduire à la pleine sainteté pour être trouvés « sans tache et irréprochables devant Dieu ». (Cf 2Pt 3,8-14).

En plus de l’écoute de la parole de Dieu et une vie sobre qui mettent en pratique cette parole, il y a un troisième aspect à ne pas oublier pour un chemin de conversion : c’est celui de la confession sacramentelle qui est un « deuxième » baptême, comme nous l’apprennent les Pères de l’Eglise

Lors du premier baptême qui vaut une fois pour toutes, nous avons été baptisés avec de l’eau. Pour le deuxième, que nous devons recevoir lorsque nous avons perdu la candide innocence baptismale, l’eau est représentée par nos larmes, au moins spirituelles, qui expriment notre douleur au Christ qui nous confirme dans son amour et nous embrasse.

Le Pape François nous enseigne : « La confession, c’est l’embrassement de l’infinie miséricorde divine. Souvenons-nous de cette belle parabole du fils qui est quitta sa maison avec l’argent de son héritage ; il a dépensé tout son argent et, ensuite, lorsqu’il n’avait plus rien, il a décidé de rentrer chez lui non pas comme un fils mais comme un serviteur. Il avait tant de fautes dans son cœur et tant de honte ! Grande fut sa surprise lorsqu’il commença à parler et à demander pardon, et son père ne le laissa pas parler, l’embrassa et fit une fête; Mais moi, je vous dis : chaque fois que nous nous confessons, Dieu nous embrasse et fait la fête (Audience générale, 19 février 2017). Avançons sur ce chemin de conversion et Noel fleurira dans notre cœur que nous avons préparé pendant l’Avent « comme la mangeoire qui a accueilli l’Eternel qui s’est fait petit et pauvre comme un de nous » (anonyme médiévale).

2) Jean le Baptiste : exemple de converti.

Comme l’Evangile de ce dimanche le rappelle, la venue de Jésus demande un temps de préparation qui est annoncé par Jean-Baptiste en proposant un « baptême de conversion pour le pardon des péchés ».

La manière la plus authentique, plus simple, plus immédiate et, au fond, la plus humaine pour préparer la voie du seigneur (Cf. Mc 1,3) c’est de commencer à la parcourir. On vit l’Avent en se mettant en route pour aller, même d’un pas timide et incertain, vers Celui qui, miséricordieux et aimant, vient gratuitement à l’encontre de l’homme.

Dans ce chemin, l’Eglise nous propose aujourd’hui l’exemple merveilleux et humainement déconcertant de Saint-Jean Baptiste qui demande de se convertir et de préparer le chemin du Seigneur en vivant l’attente du Christ parce que c’est la première personne qui a vécu cette réalité.

En effet, Saint-Marc, dans son évangile, ne le présente pas comme un simple annonciateur de Jésus mais comme son précurseur. Cet évangéliste ne parle pas beaucoup de la prédication du Baptiste. Il se limite de dire que « il baptisait dans le désert en prêchant un baptême de conversion ». Il se concentre sur le fait que le Précurseur annonce l’arrivée imminente du Messie et en indique la supériorité. Jean-Baptiste est pris par ce devoir : attirer l’attention sur Jésus. C’est le devoir essentiel de chaque disciple. Il y a aussi une seconde insistance : l’évangéliste poursuit en décrivant la manière dont Jean vivait: dans le désert, dans l’austérité, comme le prophète Elie. Jean n’est pas seulement le prédicateur de la conversion, il est la « figure » du converti.

Certes, s’il ne nous est pas demandé de l’imiter dans sa manière de vivre dans le désert, de s’habiller avec des peaux de chameau et de manger des sauterelles ; il nous est demandé de l’imiter dans la sobriété, dans l’humilité et dans la solide décision de tendre vers le Christ. Jean sut déjà reconnaître le Messie quand il était encore dans les entrailles de sa mère Elisabeth, et il exulta de joie. En adulte, le Précurseur eut des yeux si purs qu’il sut reconnaître le Messie qui se trouvait parmi la foule. Il l’indiqua clairement en disant: « Voici l’Agneau de Dieu ». Il sut se mettre en retrait en disant : « Il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue ».

 3) Saint-Jean Baptiste et la virginité qui n’est pas stérilité.

Le thème de la virginité et celui de l’Epoux (le Christ) acquièrent un lien étroit à partir de la signification positive de l’offrande de soi dans la virginité pour le règne des cieux. Certaines formes de virginité sont immédiatement préparatoires au Nouveau Testament, comme celle de Jean-Baptiste. D’autres figures sont la pleine réalisation de ce lien : la Vierge Marie, Joseph, l’Apôtre Jean, Marie Madeleine, l’Apôtre Paul.

On pourrait dire qu’avec la naissance de Jean, la stérilité qui est la condition négative dans laquelle a vécu sa mère Elisabeth, avant de l’intervention miraculeuse de Dieu, est définitivement séparée de la virginité qui commence à avoir une valeur positive en fonction du Règne de Dieu et de la personne du Christ dont Jean est le précurseur.

La virginité du Baptiste est fortement ascétique. Elle a toutes les caractéristiques de la renonciation et de l’offrande, mais ce saint est apparemment austère. Il n’est pas indifférent à l’affection du Christ dont il se définit ami en disant qu’il est l’ami de l’époux : « Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » (Jn 3,28-30).

Donc la virginité ne signifie pas stérilité mais, au contraire, fécondité maximale même si elle se situe sur un plan différent du plan physique.

La première fois où la virginité apparaît dans l’histoire du salut, celle-ci est associée à la naissance d’un enfant : « voici la vierge concevra et enfantera un fils… » (Is7,14). La tradition a accueilli ce lien en associant constamment le titre de vierge à celui de mère. Marie est la Vierge Mère. L’Eglise est vierge et mère.  « Le père de tous est un  – écrit Clément Alessandrino- le Verbe de tous est aussi un, le Saint -Esprit est un et identique, et la vierge mère est une seule : c’est de cette façon que j’aime appeler l’Eglise (Clémente d’Alexandrie, Pédagogue, 1,6).

Enfin, chaque chrétien et, en particulier chaque vierge consacrée, est vierge et mère: « Chaque âme croyante, épouse du Verbe de Dieu, mère, fille et soeur du Christ, est considérée, à sa façon, vierge et féconde » (B. Isaac de l’Etoile, Sermo 51, PL 194, 1863

L’invitation que j’adresse aux vierges consacrées est de tenir éveillé leur cœur pour accueillir le Christ-Epoux qui arrive dans le monde et l’indiquer aux frères et sœurs comme Saint-Jean Baptiste l’a fait.

 

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